Pourquoi les marques doivent s’emparer du GEO dès…
À la suite de la publication de la 3ème version du Plan National d’Adaptation au Changement Climatique (PNACC 3), Sia a examiné les mesures impactant les entreprises et identifié les opportunités et défis pour chaque secteur.
Pour maintenir la performance et la compétitivité d'un entreprise dans un climat profondément transformé par le changement climatique, l’anticipation est clé : plan d’investissements, programmes de maintenance, politique RH, politique achats, assurances... Tous les processus doivent être examinés et adaptés pour garantir leur pérennité dans le scénario d'une France à +2°C en 2030 et +2,7°C en 2050 (TRACC 2023).
De manière indissociable, tous les efforts pour limiter au maximum la hausse des émissions de gaz à effets de serre sont à poursuivre. En effet, au-delà d’un réchauffement global de +2°C par rapport à l’ère préindustrielle, les rapports scientifiques tels que ceux du GIEC annoncent des boucles de rétroactions venant amplifier de manière exponentielle le réchauffement climatique et les effets induits. Les aléas climatiques constatés dès aujourd’hui pourraient alors devenir a minima la norme, voire des aléas « raisonnables » au regard de ceux qui pourraient survenir d’ici la fin du siècle. L’atténuation du réchauffement climatique doit donc rester une priorité de fond des entreprises, des pouvoirs publics et des citoyens.
Malgré les efforts d’atténuation déjà mis en œuvre, et qui sont appelés à se renforcer, le réchauffement climatique se poursuit avec une trajectoire qui peine à s'aligner avec les objectifs fixés dans l’Accord de Paris en 2015 visant à limiter le réchauffement à +1.5°C, et à défaut en-deçà de +2° par rapport à la période 1850-1900. L’Organisation des Nations Unies (ONU) estime que le seuil de +1,5°C pourrait être franchi d’ici 2030 en moyenne sur 5 ans.
Ce réchauffement climatique induit une augmentation en fréquence et en intensité des aléas climatiques ayant des conséquences fortes sur les entreprises : vagues de chaleur impactant les températures de fonctionnement des équipements et les conditions de travail, sécheresse dégradant les rendements agricoles et la disponibilité des réserves en eau, inondations créant des ruptures de chaîne d’approvisionnement, retrait-gonflement des argiles affectant l’intégrité et la sécurité des bâtiments…
Dans ce contexte, les entreprises doivent identifier et limiter leurs expositions et vulnérabilités aux risques. Il s’agit d’un exercice de projections à court terme pour limiter les risques face aux aléas climatiques sur leurs sites et chaînes de valeur. Elles doivent également réfléchir à long terme, notamment pour leurs investissements et s’assurer de la résilience de ceux-ci dans un climat et un contexte de marché appelés à fortement évoluer.
Par ailleurs, le changement climatique induit une transformation des besoins des consommateurs, particuliers et professionnels, créant ainsi des opportunités pour les entreprises qui sauront en tirer profit. En outre, l’adaptation des chaînes de valeur et des actifs représente une opportunité de renforcer la souveraineté, l’efficacité et la résilience de notre économie et doit être complétée par une réflexion de fond sur chaque marché et ses besoins futurs : circuits courts, économie de la fonctionnalité, sobriété, décarbonation, écologie industrielle et territoriale, recyclage.
C’est aussi l’opportunité pour les entreprises de repenser leurs interactions avec leur territoire (collectivités) et l’environnement (biodiversité), pour mettre en sécurité les services écosystémiques essentiels à un fonctionnement durable de leurs activités, et de repenser leur modèle en cohérence avec les limites planétaires.
D’un point de vue pragmatique, l’adaptation au changement climatique est d’abord un vecteur de robustesse économique et financière pour les entreprises en :
L‘adaptation est aussi une opportunité qui dépasse le caractère physique et économique puisqu’une entreprise adaptée proposera à ses salariés de meilleures conditions de travail, une stabilité de l’emploi renforcée, un ancrage des valeurs de l’entreprise dans les enjeux de son temps, vecteur fort d’attrait des nouveaux talents et de rétention des salariés de plus en plus sensibilisés à ces thématiques.
Dans un contexte où le réchauffement de la température du globe s’accentue, le Plan National d’Adaptation au Changement Climatique (PNACC) constitue un cadre pour progressivement orienter, contraindre ou stimuler les stratégies des entreprises, quels que soient leur taille, leur secteur ou leur territoire d’implantation.
L’objectif de cette note est d’analyser les principales mesures du PNACC à destination des entreprises pour :
Au‑delà d’une lecture institutionnelle du PNACC, il s’agit donc d’en proposer une grille de lecture « côté entreprise » : que changent concrètement ces orientations dans la manière de concevoir, financer, exploiter et faire évoluer les activités ? Quelles décisions faudra‑t‑il anticiper, et à quels horizons de temps ?
L’analyse est structurée par grands secteurs afin de tenir compte des spécificités de chaque chaîne de valeur, vous y retrouverez ainsi les mesures à destination de :
Managing Director | Paris, France
Stéphanie est Managing Director à Paris, spécialisée en transformation digitale, gestion de projets et conduite du changement dans l’énergie et les services publics. Elle accompagne les organisations dans l’optimisation des processus et la mise en œuvre de transformations agiles.
Managing Partner & Climate Analysis Global Lead
Jean is Managing Partner and Climate Analysis Global Lead at Sia Partners. In charge of several business units for global transformations related to Sustainability and low Carbon strategies, AI/DS, Risk, Pricing & Revenues Mgt, Innovation & Strategic Roadmap.