Aller au contenu principal

5ème observatoire européen du biomethane

89 nouvelles unités installées en 2019 pour une filière en pleine transformation sur le plan réglementaire

Une capacité en croissance constante depuis 10 ans et mieux réparties entre pays producteurs

On dénombre 718 unités dans les principaux pays producteurs d’Europe à fin 2019. Ces installations cumulent une capacité d’épuration de biogaz de 682 000 Nm³/h soit un maximum de 26 TWh de biométhane annuel. La plupart de ces unités injecte dans les réseaux de gaz nationaux et sont alimentées par des cultures énergétiques, des déchets organiques ou agricoles. La répartition des unités entre les pays est de plus en plus homogène : les gros producteurs ayant atteint un développement suffisant voient leurs aides réduites et sont rejoints par les pays les plus soutenus et dynamiques comme la France, les Pays-Bas et le Danemark.

Une filière qui garde de bons relais de croissance et ne craint pas la crise

Malgré une légère inflexion entre 2016 et 2018, la filière enregistre une croissance plus forte en 2019 avec +12% de capacité sur l’année. Cette progression est portée par des pays qui favorisent l’utilisation d’unités territoriales agricoles pour produire du biométhane. La tendance se confirme pour le marché italien qui produit des unités de traitements des déchets organiques de grande capacité. La crise du Covid-19 pourrait ralentir le développement de la filière en 2020, cependant les projets en cours ne sont pas annulés et les gouvernements se sont organisé pour limiter les impacts. Les premiers signaux sont encourageants comme en France où l’on enregistre 62 mises en service d’unités en 2020.

Un cadre règlementaire changeant et synonyme de profondes transformations pour le biométhane en Europe

La plupart des pays matures abandonnent progressivement les tarifs d’achat pour des systèmes d’appels d’offres qui incitent la filière à réduire ses coûts et à être plus indépendante des mécanismes de soutien. Certains pays cessent également les aides à l’investissement et stimulent uniquement la demande en biométhane via des systèmes de quotas ou des exonérations de taxe sur la consommation. Dans ce contexte, les registres nationaux de traçage des productions de biométhane continuent de se mettre en place et permettent l’émergence des marchés de Garanties d’Origine (G.O.). Alors que plusieurs systèmes de G.O. sont en pleine reforme, comme en France, le projet REGATRACE (Juin 2019 – Mai 2022) vise à déployer un système commun européen d’émission et d’échange des Garanties d’Origine. Il permettrait aux différents registres nationaux de reconnaitre les G.O. d’autres pays dès juin 2021 et serait en accord avec la directive Européenne RED II.  

Pour plus d’information sur l’état du biométhane en France retrouvez notre observatoire 2020 ici