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Observatoire français des e-fuels

Avec l'évolution réglementaire européenne, le développement rapide des filières de carburants alternatifs est favorisé. Parmi les différentes options possibles : les e-fuels.

L’évolution réglementaire européenne favorise le développement rapide de filières de carburants alternatifs. Parmi les différentes options possibles, les e-fuels sont perçus comme un des outils pour atteindre la neutralité carbone et offrir des solutions aux secteurs les plus difficiles à décarboner, particulièrement dans les transports maritime et aérien, et dans l'industrie

e-fuels au périmètre de l'Observatoire français des e-fuels

Les e-fuels peuvent être utilisés en substitution des usages actuels des carburants et combustibles fossiles, sans modification des infrastructures et équipements actuels. 

Genèse du Bureau français des e-fuels et de l’Observatoire français des e-fuels.

La France cherche à devenir pionnière dans le développement des projets de carburants et molécules synthétiques. Dans ce contexte, le Bureau français des e-fuels, lancé en juillet 2023, a vocation à réunir experts, professeurs, chercheurs, universitaires, industriels, techniciens et financiers, pour faire la promotion d’une filière française des e-fuels, vertueuse, compétitive et durable. 

Charlotte de Lorgeril Partner Energy, Utilities & Environment chez Sia Partners et Cédric de Saint-Jouan, Président-fondateur de Vol-V et Président du Comité Stratégique d’Elyse Energy, ont été nommés porte-paroles du Bureau français des e-fuels. 

Le Bureau est à l’origine de l’Observatoire français des e-fuels visant à proposer une évaluation du potentiel de développement d’une filière française d’e-fuels sur la base des initiatives déjà engagées et réalise une estimation des besoins nécessaires au déploiement de cette nouvelle chaîne de valeur. 

Sa première publication Décarboner l’industrie et la mobilité lourde avec des solutions disponibles dès maintenant, réalisée par Sia Partners, propose une évaluation du potentiel de développement d’une filière française des e-fuels sur la base des initiatives déjà engagées et réalise une estimation des besoins nécessaires au déploiement de cette nouvelle chaîne de valeur. Le Bureau vise à amorcer une réflexion collective, réunissant experts, professeurs, chercheurs, universitaires, industriels, techniciens et financiers, autour du rôle des e-fuels dans la transition énergétique et du développement d’une filière française. 

Pour Charlotte de Lorgeril, « Notre volonté est de rendre compte de la dynamique d’une filière française vertueuse, favorisant des synergies industrielles dans les territoires et avec un fort potentiel de décarbonation de secteurs émetteurs. Afin d’informer au mieux les acteurs positionnés sur l’ensemble de la chaîne de valeur, les pouvoirs publics ainsi que les citoyens français, et de les accompagner dans leurs projets, il nous semble incontournable de décrypter les perspectives de croissance et les enjeux inhérents à cet essor.  

Cette première publication de l’Observatoire se veut pédagogique et contextuelle. Elle a vocation à être enrichie et mise à jour régulièrement, pour suivre au mieux l’évolution du secteur. » 

Le Bureau français des e-fuels se compose de plus de 20 membres hautement qualifiés, parmi lesquels : Frédéric Balligand (Vice-Président Ligne de Produit Renouvelables, Axens), Bernard Hoffait (Directeur des relations institutionnelles, TotalEnergies), Jean-Philippe Buisson (Directeur de projets CCU, EDF), Florence Delprat-Jannaud (Directrice du Centre de Résultats Produits Energétiques, IFP Energies nouvelles), Paul-Joël Derian (Vice-Président Innovation et Développement Durable, Groupe Avril, Membre de l’Académie des technologies), Cyril Dufau-Sansot (CEO, Hy2Gen), Pierre-Etienne Franc (CEO, Hy24), Christian Gauthier (Transformation & Sustainability EVP, Air France), Patrice Geoffron (Professeur d’économie à l’Université Paris-Dauphine, administrateur indépendant d’Elengy et membre du conseil scientifique d’Engie), Geoffroy Cagnet (Head of e-fuel projects, Bouygues Energies & Services), Gaylord Goulet (Directeur Pôle Ingénierie, NEO2), Daniel Iracane (Membre de l'Académie des technologies), Oumar Khan, (H2/e-NG Senior Process Engineer, TotalEnergies), Hind Lammari (Directrice de la Business Unit Hydrogène, Teréga Solutions), Raphaël Lance (Directeur des fonds de transition énergétique, Mirova), Emeric Marin (Directeur général K9, évole énergies), Amine Masnaoui (Business Development Manager, Yamna), Arthur Parenty (Responsable des affaires publiques, Hynamics), Romain Provost (Délégué Général à la Transition Énergétique, Evolen), Nicolas Serrie (CEO, Khimod). 

Quelles sont les principales conclusions de l’Observatoire sur la filière e-fuels en France ?

Des projets ambitieux pourront faire de la France un leader des e-fuels à horizon 2030. 

  • Une vingtaine de projets e-méthane, e-méthanol et e-kérosène sont en cours de développement ou de déploiement dans 18 départements français. 
  • Une production combinée d’au moins 528 milliers de tonnes équivalent pétrole est attendue à terme. 
  • Les briques technologiques sont individuellement matures, mais leur combinaison au sein d’une chaîne de valeur intégrée pose des défis. 

Les besoins en ressources de la filière des e-fuels doivent être anticipés. 

  • Un enjeu majeur s’articule autour de la demande en électricité bas-carbone (renouvelable ou nucléaire), avec un besoin annuel dépassant les 14 TWh pour les projets annoncés à date. 
  • Les gisements de carbone actuels suffisent quant à eux à combler leur demande en CO2, estimée à 1,7 Mt par an. 
  • L’eau et le foncier sont deux autres dimensions importantes, avec des besoins respectifs annuels de 4620 ML et 180 hectares. 

Les nouvelles chaînes de valeur porteront de nombreux bénéfices pour les territoires et accélèreront la transition énergétique en France. 

  • Les e-fuels compenseraient le CO2 émis à leur combustion par le CO2 capturé pour leur synthèse, et induiraient une baisse des émissions carbone allant de 64% à 93% selon le mix électrique utilisé. 
  • Une production locale et durable remplacerait des molécules fossiles et importées, participant ainsi à la souveraineté énergétique nationale et améliorant de 506 M€ la balance commerciale française.   
  • Les investissements nécessaires, estimés à 3,6 Md€, pourront dynamiser les économies locales, et permettront de créer près de 3000 emplois et des synergies industrielles dans les territoires. 

Téléchargez l’étude Décarboner l’industrie et la mobilité lourde avec des solutions disponibles dès maintenant, de l’Observatoire français des e-fuels

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