Stockages de gaz en Europe : un risque de prix…
La Chaire Digital Disruption de l'ESSEC Business School publie la deuxième édition de la Digital Disruption Matrix, une cartographie annuelle des signaux de disruption technologique, en partenariat avec Sia et BNP Paribas.
La Digital Disruption Matrix 2026, publiée par la Chaire Digital Disruption de l’ESSEC Business School en partenariat avec BNP Paribas et Sia, croise cinq technologies de rupture et dix secteurs d’activité à partir d’une enquête menée auprès de 1 000 professionnels dans 41 pays, de données mondiales sur les licornes technologiques et de l’analyse de brevets et de publications scientifiques.
Dans les dix secteurs étudiés, la conviction que l’intelligence artificielle générative et agentique va transformer les métiers est désormais quasi unanime, de 98 % à 100 % des professionnels interrogés selon les secteurs. Mais cette conviction partagée masque une réalité plus disputée : la capacité à produire, financer et déployer ces technologies reste concentrée entre quelques mains, avec des positions très différentes selon les technologies et les régions.
L’adhésion à l’IA générative et agentique est quasi unanime dans tous les secteurs, mais l’écosystème qui la produit reste concentré aux États-Unis : 94 % des financements des licornes du secteur, 77,8 % de ces licornes et 73 % des principaux déposants de brevets sont américains. Les États-Unis ont également repris la tête de la recherche académique sur le sujet, devant la Chine.
La Chine détient près de 38 % des licornes mondiales de la robotique, une part qui correspond exactement à son poids dans la recherche académique du secteur. Elle prend aussi de l’avance sur la couche d’intelligence qui pilotera ces machines : elle représente 35 % de la recherche en IA descriptive en 2025, devant les États-Unis (20 %) et l’Europe (17 %).
La création de startups blockchain a chuté de près de 40 % en trois ans et les dépôts de brevets des fondateurs stagnent. À l’inverse, les grandes banques montent en puissance : leur part parmi les principaux déposants de brevets blockchain a environ doublé depuis 2022. Wells Fargo, absente du top des déposants en 2020, en est aujourd’hui le deuxième acteur mondial, aux côtés de Bank of America, J.P. Morgan et Capital One.
9 professionnels sur 10 jugent l’impact du quantique encore lointain (2 ans ou plus) ou nul, alors que la science accélère nettement : publications scientifiques (+51 %), brevets (+29 %) et créations de startups (+88 %) sur la seule année écoulée. L’Europe (Union européenne, Royaume-Uni, Suisse) détient pourtant 30 % des publications scientifiques mondiales sur le quantique, devant les États-Unis (28 %) et la Chine (18 %) : la seule technologie de la matrice où elle est en tête de la recherche, mais aussi celle où ses propres professionnels se montrent les plus sceptiques.
Sia est partenaire de la Chaire Digital Disruption de l'ESSEC Business School depuis 2020. Chaque année, des cohortes d'étudiants des campus de l'ESSEC à Cergy et à Singapour conduisent, accompagnées par des mentors Sia et BNP Paribas, des projets sur l'impact de technologies émergentes dans différents secteurs.
Depuis 2025, la Chaire publie, en partenariat avec BNP Paribas et Sia, la Digital Disruption Matrix. Cette deuxième édition passe en revue les innovations technologiques récentes et leur impact sur différents secteurs d'activité.
Managing Director | Paris
Selma est Managing Director en charge de l'Experience Design de Sia. Elle travaille notamment sur la transformation et l'amélioration de l'expérience des clients, des employés, et des équipes en s'appuyant sur des approches centrées sur l'utilisateur.